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Projet Européen : EQUAL 1 |
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26-06-2007 |
| Organisme gestionnaire du PDD | CESEP | | Autres partenaires nationaux : | ASBL J ARRIVE | | DROIT ET DEVOIR | | LIGUE DES FAMILLES | | VILLAGE N1 REINE FABIOLA | | Thème EQUAL : | Capacité d'insertion professionnelle - (Ré-) intégration sur le marché du travail | | Type de PDD : | Géographique - Autre - BRABANT WALLON | | Statut juridique du PDD : | Association sans forme juridique | | Identification du PDD : | BEfr-44 | | Phase administrative : | Approuvé pour l'action 2 | | Date de sélection : | 15-05-2002 | | Dernière mise à jour : | 11-09-2003 | | Suivi : | |
Raisons
(Texte disponible en EN FR) Dans un premier temps, le projet a été lancé sur la base d'une observation des stagiaires en formation au CESEP. Depuis plus de 16 ans, le CESEP organise des formations en informatique et travaux de bureau (les Ateliers régionaux). Dans ce cadre, il rencontre annuellement entre 100 et 150 demandeurs d’emploi et plus du double de candidats. Dans les lettres de motivation que les candidats envoient et lors des entretiens, il apparaît que 50 % souhaitent suivre cette formation pour l’informatique.
Lors de ces mêmes entretiens et durant la formation, il apparaît que ces demandeurs d’emploi sont attirés par l’informatique mais ne savent pas, souvent, ce que « l’informatique » recouvre. Ils connaissent mal les métiers qui y sont liés et les atouts nécessaires tant au niveau technique que de la personnalité. Et lorsque, chose rare, un candidat sait précisément ce qu’il souhaite faire, il a besoin de bases pour pouvoir suivre une formation spécifique pour laquelle généralement les sélections sont plus « dures » (selon leur témoignage). Les connaissances y sont examinées mais on y examine également la motivation basée sur la notion des métiers à exercer par la suite. Les groupes de participants en informatique et travaux de bureau sont composés majoritairement de femmes (environ 75%).
Pendant la formation, certains stagiaires des Ateliers régionaux en informatique et travaux de bureau songent à poursuivre un programme complémentaire et plus approfondi en informatique. Toutefois, ils en ont une idée assez floue. En effet, ils ont vu une annonce qui propose une formation spécifique dans ce secteur, à la suite de quoi ils ont posé des questions sur la formation envisagée sans toutefois avoir de perception globale de ce qui peut être entrepris et ont peu d’informations sur ce que eux, personnellement, sont capables de faire. Parmi les 30 stagiaires en septembre 2000, 5 souhaitaient s’orienter vers un des métiers de l’informatique. Après un entretien individuel, les métiers qui se sont précisés étaient assez variés (programmation, aide aux utilisateurs et création de sites Internet) mais pas toujours adaptés à leurs capacités. Certains projets individuels sont toujours en cours d’élaboration et de recherche (4 à 5 mois après la fin de la formation).
Par le biais des stages pratiques en entreprise, il apparaîtque certaines sociétés du secteur informatique recrutent pour des fonctions précises des personnes qui ont « les yeux qui brillent ». Elles sont prêtes à assurer une formation à leur spécificité si les candidats ont déjà une bonne culture informatique.
Outre ces observations auprès de demandeurs d’emploi, plusieurs études décrivent l’évolution du marché de l’emploi et les manques actuels ou à venir. Si certains postes décrits dans le secteur tertiaire sont des fonctions très qualifiées, d’autres sont aussi ouverts à des personnes qui n’ont pas nécessairement un niveau élevé d’études mais bien un ensemble précis de capacités. Il s’agit de fonctions où, traditionnellement, les femmes sont bien représentées comme la comptabilité ou le secrétariat de direction mais aussi de postes plus techniques où la parité homme/femme n’est pas encore un fait réel. Pourtant, des qualités traditionnellement féminines y sont recherchées : la capacité de communication, la persévérance, l’organisation.
Une étude mentionnée par le magazine « Tendances » du 26 avril et réalisée par l’UPEDI et CEFORA, fait état des fonctions manquantes sur le marché du travail. Parmi les 10 fonctions critiques pour toute la Belgique chez les employés, on retrouve celles d’analyste-programmeur et d’informaticien. 2 fonctions sur 10 touchent le secteur informatique. (Source : « Tendances – 26 avril 2001)
Plus précisément, en Wallonie, sur une échelle d’intensité de la pénurie qui s’étend de 1 à 12, on observe les scores suivants parmi les 19 fonctions critiques mentionnées : - Informaticien : 8,7 - Analyste-programmeur : 8,7 - Technicien PC : 7,7 - Employé helpdesk : 7 Ces fonctions sont jugées critiques par 85 à 100 % des agences d’intérim interrogées lors de l’étude.
Le niveau de formation et le manque d’expérience significative des candidats employés sont avancés comme une cause de la pénurie en personnel qualifié. Cette étude met en avant le développement de formations courtes comme une solution possible. (Source : « Fonctions critiques et besoins de formation, Wallonie, enquête auprès des consultants en intérim » Cefora/Upedi avril 2001)
Nous pensons que, pour que ces formations soient une réussite, il est essentiel d’attirer un public nouveau et qui possède déjà des ressources, donc un public féminin, de les rendre accessibles par ce même public. Il faut également que ces personnes soient bien orientées et que le projet professionnel soit très précis et enfin, que la représentation que les candidats potentiels se font de ces métiers soit la plus réelle et concrète possible.
De plus, une analyse relatives aux fonctions qui connaîtront une pénurie en 2008 aux Etats Unis montre que les premiers manques se feront sentir dans les métiers de l’informatique : ingénieurs informaticiens, spécialistes en support informatique, analystes, data base managers. (Source : « Vacature – références – Le Vif, l’express – Trends, Tendances » – 12,13 avril 2001)
Si les études d’ingénieurs informaticiens et d’analystes sont facilement identifiées en Belgique, il n'en va pas de même pour les autres fonctions mentionnées. Il est très rare qu’un demandeur d’emploi, et encore moins une demandeuse d’emploi, sache ce que recouvre le métier de gestionnaire de banques de données alors que beaucoup de femmes disposent des atouts pour exercer ce métier (rigueur, persévérance, esprit d’analyse et de synthèse, capacité à se mettre à la place des utilisateurs, facilité pour expliquer son mode de fonctionnement, etc.)
Les femmes qui entreprennent une formation spécifique dans un métier de l’informatique ont de bonnes chances de trouver un emploi par la suite, comme le démontrent les résultats d’insertion. Par exemple, 90 % des femmes peu qualifiées qui ont suivi une formation dans le cadre du programme QUO VADIS en 2000 ont signé un contrat de travail. Dans les différents projets, les 8 femmes qui ont suivi la formation « support PC » ont toutes trouvé un emploi. (Source : présentation du programme QUO VADIS, rencontre de Louvain-la-Neuve, 6 février 2001).
En Brabant Wallon, parmi les chômeurs de longue durée (2 ans et plus) et peu qualifiés (qui possèdent au maximum le certificat d’enseignement secondaire inférieur), le FOREM comptait en 1997 une majorité de femmes (2.994 demandeuses d’emploi et 1.929 demandeurs d’emploi). Les femmes représentaient donc 61% des chômeurs de longue durée peu qualifiés. (Source : « Situation et évolution de l’emploi en Brabant Wallon » édité par le CSEF).
La pénurie d’emplois dans le secteur de l’informatique est liée au manque d’expérience significative des postulants et à la méconnaissance des métiers par les demandeuses d’emploi.
Cette formation s’avère particulièrement pertinente pour un public féminin. Haut Objectifs
(Texte disponible en EN FR) Dans le but de faciliter l’accès au marché de l’emploi de ceux qui éprouvent des difficultés à s’y intégrer, cette formation – action vise à fournir des connaissances et des compétences qui permettent aux participantes à la fin de la formation soit de postuler dans des entreprises qui organisent elles-mêmes la formation étant donné qu’elles ont des postes très spécifiques à pourvoir, soit de postuler pour des fonctions où une bonne culture générale en informatique suffit (employée administrative dans une entreprise du secteur informatique, vendeuse dans un magasin spécialisé etc.), soit d’être armée tant en matière de connaissance technique que de connaissance de soi, de ses goûts et de son potentiel pour entreprendre une autre formation dans ce secteur (en réseau local, en hardware et maintenance, en programmation, en conception Web, technique WAN, en bureautique – helpdesk, support, formatrice- gestion de banques de données.
Cette formation vise également à faciliter le passage à l’emploi via la connaissance des métiers de la part des participantes, via des démarches actives de sensibilisation auprès des employeurs pour les stages de mise en pratique et l’engagement (discrimination positive), via des conventions de stage ou encore via de l’information directe auprès des employeurs locaux ou indirecte par les représentants d’employeurs (Commission paritaire, Fédération d’employeurs, Syndicats etc.)
Elle vise également à faire acquérir des habitudes de formation tout au long de la vie en plaçant dans le programme des modules de recherche personnelle d’informations, en donnant accès aux sources (magazines informatiques) et des outils méthodologiques de recherche, d’autoformation sur un thème choisi.
La priorité transversale de promotion de la formation aux NTIC et de la société de la connaissance sous une optique de qualité totale se retrouve tout au long du processus : de la promotion de l’action à son suivi, que ce soit auprès des demandeuses d’emploi (contenu même de la formation) ou auprès des employeurs (partie du message adressé à ceux-ci).
Cette préoccupation correspond également aux directives du Contrat d’avenir pour la Wallonie.
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Dernière mise à jour : ( 30-08-2009 )
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